Ne serions-nous que des mammifères attirés par les seuls enjeux sexuels ? Non, bien sûr. Nous sommes également sensibles à ce qui rend le monde plus beau. Nous pouvons alors attribuer du « charme » à certaines personnes parce qu'elles ont cette capacité à embellir la vie, à lui donner une dimension plus légère, plus festive. Ainsi, un homme sera « charmant » parce que de sa bouche s'échappent des mots comme des fleurs, parce que son enthousiasme est communicatif, ses idées inspirantes. Une femme qui a « du charme » ouvre elle aussi des portes sur d'autres univers. Une silhouette, un rire cristallin, un port de tête singulier, et c'est une nouvelle histoire qui semble commencer à son contact. Lorsqu'il est densifié par des années d'expérience ou certaines situations, le charme peut devenir « sortilège » et retrouver son sens étymologique de « formule magique ». Il est alors l'ingrédient qui nous égare.